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Il y a un an, la Ligue des familles a "adopté" un point de mesure de la qualité de l’air situé près de ses locaux bruxellois, boulevard Général Jacques à Ixelles, dans le cadre du projet « ExpAIR ».
Après une année de mesures du taux de dioxyde d'azote (NO2)., les résultats sont tombés et ils ne sont pas bons. Aussi bien pour le point dont nous sommes les ambassadeurs que dans les autres 23 points de mesure de Bruxelles, les chiffres dépassent les normes de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et dépassent tous la nouvelle valeur limite européenne proposée de 20 µg/m³, qui entrera en vigueur avant la fin de l'année 2024.
Ainsi, boulevard Général Jacques, ce sont 27 µg/m³ de NO2 qui ont été mesurés en moyenne annuelle. Un niveau presque trois fois plus élevé que le niveau maximal prôné par l'OMS de 10 µg/m³. Un niveau qui est nuisible non seulement pour les plus vulnérables (enfants, personnes âgées, asthmatiques) mais également pour la population en général.
Malheureusement, ce n'est pas l'endroit le plus pollué à Bruxelles, car il y a bien pire.
Sur les 24 points de mesure, quatre sont au-dessus du seuil européen de 40 µg/m³.
Ils sont situés avenue de la Toison d’Or (51 µg/m³), Porte de Flandre (46 µg/m³), Sainctelette (40 µg/m³) et rue Piers à Molenbeek (46 µg/m³). En outre, les 24 points de surveillance dépassent tous la nouvelle valeur limite européenne proposée de 20 µg/m³, qui entrera en vigueur avant la fin de l'année 2024. Pire encore, nous ne respectons nulle part la ligne directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 10 µg/m³. Selon l'OMS, le dépassement des 10 µg/m³ par an nuit aux personnes vulnérables telles que les enfants, les personnes âgées et les asthmatiques. À partir de 20 µg/m³, c'est tout le monde qui est concerné. Le fait que les chiffres d'ExpAIR montrent que nous sommes bien au-dessus de cette limite est inquiétant pour la santé de tous les Bruxellois.
Le report de la LEZ signifie deux années supplémentaires de résultats décevants
Selon Bruxelles Environnement, les concentrations de NO2 à Bruxelles ont diminué de 30% depuis l'introduction de la LEZ (Low Emission Zone, en français "Zone de basses émissions") en 2018. Une étude des Mutualités Libres montre que la pollution de l'air (suie, dioxyde d'azote, particules) diminue plus fortement à Bruxelles que dans les 17 villes testées sans LEZ. Cette étude confirme également que les quartiers défavorisés de Bruxelles sont les plus touchés par la pollution de l'air. Néanmoins, même dans ces quartiers plus pollués, la LEZ a contribué à une diminution plus rapide de certains polluants, tels que la suie et le dioxyde d'azote, avec une baisse allant jusqu'à 23 %.
Le 1er septembre, le MR, Les Engagés et le PS ont annoncé leur intention de reporter de deux ans le renforcement de la LEZ bruxelloise, prévu pour 2025. Ceci alors qu'avec ExpAIR, nous constatons que la qualité de l'air dans quatre endroits de Bruxelles est illégalement mauvaise.