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2024 année électorale : retour sur les bonnes nouvelles de la législature qui s'achève

Des avancées pour tous les parents

Pendant cette législature qui s'achève, la Ligue des familles a encore porté la parole des parents et défendu des propositions qui avaient toutes pour but de faciliter leur quotidien. Beaucoup reste à faire mais des revendications portées par la Ligue des familles depuis de nombreuses années ont fait des avancées précieuses.

La Ligue des familles a déjà tracé sa feuille de route pour la prochaine législature, qu'elle défend auprès des partis. Mais pour l'heure, jetons un coup d'oeil dans le rétroviseur pour voir les progrès réalisés.

Congés

Fin du congé de maternité raboté, congé de paternité doublé

Jusqu’en 2020, de nombreuses mères écartées en fin de grossesse voyaient leur congé de maternité raboté. La Ligue des familles s’était fortement mobilisée pour mettre un terme à cette mesure. Nous avons relayé la pétition d’une maman, mobilisé de nombreuses associations et fait le buzz avec une vidéo d’interpellation à la ministre de l’époque, Maggie De Block. Cette injustice a, enfin, été supprimée.
En parallèle, nous avons continué à demander un allongement du congé de paternité, avec 3 objectifs principaux : 

  • Permettre à chaque père de passer plus de temps avec son nouveau-né (et réciproquement), 
  • favoriser un partage équitable des tâches entre les parents dès la naissance de l’enfant et
  • favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes sur le marché du travail.

Premier aboutissement : le congé de paternité a été doublé, passant à vingt jours en 2023.

Fin du congé de maternité raboté, congé de paternité doublé

Pendant la crise covid, la Ligue des familles s'est mobilisée avant même le premier confinement,. Résultat : le congé parental corona, puis le chômage temporaire corona en cas de fermeture de crèche ou d’école. Deux dispositifs qui ont évité aux parents de sombrer encore davantage en cette période où la combinaison entre travail et garde des enfants était, plus que jamais, difficile à assumer.

École et crèche

Certains coûts en baisse

Dans un contexte de pénurie de places en crèches difficile pour les parents, saluons tout de même plusieurs avancées : en 2025, le coût de l’accueil dans les crèches subventionnées va diminuer pour les parents dont le revenu mensuel est inférieur à 4 860€ net. Pour les familles monoparentales, la diminution des tarifs a déjà eu lieu (- 30%) et pour les parents à bas revenus, bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM), la crèche est désormais gratuite.

À l’école aussi, la gratuité est de mise, jusqu’en 3e primaire en tout cas. Les fournitures scolaires (cahiers, crayons, etc.) sont désormais gratuites jusqu’en 2e primaire et le seront en 3e à la rentrée prochaine.

Saluons encore la gratuité des repas scolaires dans des écoles fréquentées par les publics les plus précarisés (indices socio-économiques 1 à 5) et le plan de rénovation des bâtiments scolaires. Les bourses d’études semblent, quant à elles, en passe d’être augmentées.

La Ligue des familles a dénoncé le coût croissant du matériel informatique à l’école, une nouvelle mesure vient, à l’heure d’écrire ces lignes, alléger un peu la facture pour une partie des familles : la Fédération Wallonie-Bruxelles dégage un nouveau budget permettant d’aider 5% des élèves à acquérir un ordinateur.

Certains coûts en baisse

Un demi-million de parents ont par ailleurs pu, jusqu’en 2023, continuer à bénéficier d’un avantage fiscal pour frais de garde d’enfant (crèche, garderie scolaire, stage…) alors que la plupart des organismes de garde ne fournissent pas encore le nouveau modèle d’attestation imposé par le SPF Finances. La Ligue des familles a obtenu un allongement de la période transitoire pendant laquelle les anciens modèles d’attestation restent acceptés, et se mobilise pour que cela soit le cas également en 2024.

Un allongement du congé de deuil et de l’allocation de transition

En 2019, suite au débat sur la durée du congé de deuil en France, la Ligue des familles a rassemblé les syndicats pour plaider avec eux pour un allongement de ce congé dans notre pays. Puis, en 2020, nous nous sommes penchés, plus en détail, sur les besoins des familles confrontées à un décès et avons rencontré tous les groupes politiques à ce sujet.

Depuis, la situation a évolué. Les parents qui perdent un enfant ont désormais droit à un congé de deuil de dix jours au lieu de trois (cela reste trop court… et fou qu’il faille tant batailler pour cela, mais on avance petit à petit) ; et en cas de décès de l’un des parents, le conjoint survivant bénéficie d’une allocation de transition pour amortir la perte de revenu pendant trois ou quatre ans (selon l’âge des enfants) au lieu de deux auparavant.

Un allongement du congé de deuil et de l’allocation de transition

Contributions alimentaires : le Secal accessible à toutes (et à tous)

Dernière, mais non des moindres, cette avancée qui permet à tous les parents – surtout des mamans en réalité – d’obtenir des avances quand les contributions alimentaires ne sont pas payées par leur ex-conjoint : la suppression du plafond de revenus pour recourir au Secal (service des créances alimentaires).

La Ligue des familles vient par ailleurs d’obtenir, avec les avocates du cabinet KHK, la condamnation de l’État belge à recruter davantage de juges au Tribunal de la famille pour faire face à l’arriéré judiciaire.

Contributions alimentaires : le Secal accessible à toutes (et à tous)

En route pour la prochaine législature !

Dans la perspective des élections fédérales et régionales de 2024, la Ligue des familles a synthétisé dans un « memorandum » les propositions issues des études menées ces dernières années. Il retrace les principales revendications de la Ligue des familles : conciliation entre travail et vie de famille, enseignement, justice, mobilité, logement, santé, fiscalité…

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