Analyse

Vers un meilleur soutien financier des parents qui perdent leur partenaire

Résumé

Selon les chiffres Statbel, près de 116 380 personnes sont décédées en Belgique durant l’année 2022. Près de 12 000 d’entre elles, soit plus de 10%, avaient, au moment de leur décès, un ou plusieurs enfants à charge. 

Parmi les difficultés auxquelles ces familles avec enfants sont confrontées suite au décès, la perte d’un revenu pour le ménage et le fait de devoir assumer, du jour au lendemain, l’ensemble de la charge financière de la famille sont souvent pointés par le partenaire survivant.

C’est dans ce contexte que, depuis plusieurs années, la Ligue des familles plaide pour davantage de mesures de soutien financier au bénéfice des familles endeuillées. 

À l’heure actuelle, les conjoints survivants mariés -depuis au moins un an ou ayant un enfant à charge- peuvent solliciter une aide financière auprès du Service fédéral des Pensions. 

Ainsi, s’ils sont âgés de moins de 49 ans au jour du décès (50 ans à partir de 2025), ils peuvent solliciter une allocation de transition temporaire. 

Au-delà de cet âge, ils peuvent solliciter une pension de survie.

Si ces systèmes – qui font partie des droits dérivés à la pension - ont le mérite d’exister, ils sont encore méconnus et les conditions d’octroi sont insuffisantes et inadaptées.

La présente analyse portera essentiellement sur l’allocation de transition.

La Ligue des familles plaide pour l’octroi d’une allocation de transition à toutes les familles, quel que soit leur mode de vie. À l’heure actuelle, seules les familles dont les parents étaient mariés au moment de leur décès y ont droit. 

Les cohabitants légaux et les cohabitants de fait restent démunis face à la perte inopinée de leur compagnon ou compagne.

Les infos collectées sont anonymes. Autoriser les cookies nous permet de vous offrir la meilleure expérience sur notre site. Merci.
Cookies