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Nous sommes soulagés de voir que la mobilisation a payé !
Le 12 octobre, le gouvernement wallon a présenté son accord budgétaire. Des économies sur les allocations familiales étaient dans l’air en Wallonie ces derniers mois, dans les discours politiques, certainement aussi sur la table du gouvernement, et pourtant : c’est désormais officiel, elles sont préservées.
Rappelons que les familles wallonnes subissent déjà notamment le report de deux mois de chaque indexation des allocations familiales (voté l’an dernier), la hausse des tarifs TEC, la hausse du coût des garderies à de nombreux endroits, ainsi que la fin de repas scolaires gratuits dans les écoles les plus défavorisées. « Le maintien des allocations familiales ne compense nullement ces hausses de coût, mais il était temps en tout cas de mettre un terme à cette liste de charges supplémentaires pour les parents », estime Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles.
Depuis des mois, la Ligue des familles s'est mobilisée :
- Pour se faire le relais des témoignages des familles : faire comprendre leurs réalités et montrer l'importance des allocations familiales pour leur budget et pour la vie de leurs enfants.
- Pour mettre la pression sur les gouvernements : la Ligue des familles a interrogé les partis des majorités wallonne et bruxelloise et communiqué leurs intentions en matière d'allocations familiales, les zones d'ombre, les éléments inquiétants. Via ses propres canaux et dans la presse généraliste.
- Elle a également décrypté au fur et à mesure les positionnements et pistes d'économie qui arrivaient dans le débat public concernant les allocations familiales, mettant en avant l'impact d'une non-indexation et expliquant pourquoi les allocations familiales sont plus élevées en Wallonie qu'en Flandre.
- Pour informer les familles et leur permettre de se mobiliser, via une campagne sur les réseaux sociaux.
Cette victoire est la vôtre. Merci !
Grâce à nos membres, nous avons pu agir efficacement :
- Pour faire entendre la voix des familles dans le débat public et auprès des responsables politiques.
- Pour garder la pression dans la durée, aussi longtemps que nécessaire.
Si nous sommes écoutés, c'est parce que nous représentons des milliers de familles. Le nombre de nos membres est notre force.
Donnez-nous de la voix. Portons ensemble les prochains combats des parents car les sujets de mobilisation ne manquent pas.
Des inquiétudes concernant les maisons de repos
La Ligue des familles s’inquiète par contre des « trois neutralisations de 2% » du financement public des maisons de repos et maisons de repos et soins. « Cela nous inquiète car ces institutions ne disposent pas de marge : des économies se concrétisent toujours dans le service aux résidents. Les personnes âgées qui vivent en maison de repos constituent un public particulièrement fragile, qui n’est pas toujours en capacité d’exprimer ses difficultés, qui n’est pas toujours entendu, loin de là, et leurs familles sont souvent démunies. La Ligue des familles appelle les familles qui constateraient des problèmes liés au manque de moyens en maisons de repos à prendre contact avec ses services pour qu’elle puisse s’en faire le relais. »
L’avancée vers la garantie autonomie constitue en revanche un signal positif, il faudra en examiner les modalités concrètes. « Il est primordial en effet de tout mettre en œuvre pour permettre aux personnes en perte d’autonomie qui le souhaitent de rester à domicile le plus longtemps possible dans de bonnes conditions. Cela ne dispense toutefois pas d’améliorer encore l’accueil en maison de repos également, car le maintien à domicile ne sera jamais possible dans toutes les situations ».
Crèches : mais encore ?
La Ligue des familles se réjouit enfin de l’ambition affichée de créer de nouvelles places en crèche et de préserver l’existant car la fermeture de nombreuses places ces dernières années met les parents de jeunes enfants dans des situations intenables. Néanmoins, les informations communiquées en conférence de presse n’ont pas permis d’identifier clairement les nouveaux budgets qui y seraient affectés, au-delà de la poursuite du plan initié il y a déjà plusieurs années : combien, pour quelle période, pour maintenir combien de places et en créer combien, au-delà du plan déjà en cours ? Cela restera à éclaircir.