Communiqué de presse

La Ligue des familles appelle les partis bruxellois à s’engager fermement à préserver les allocations familiales !

La Ligue des familles appelle les partis bruxellois à s’engager fermement à préserver les allocations familiales !

Inquiétant débat au parlement bruxellois

Un inquiétant débat s’est tenu au parlement bruxellois ce matin à propos des allocations familiales. La Commission des Affaires générales de la Cocom a auditionné Tania Dekens, fonctionnaire dirigeante d’Iriscare, l’organisme en charge des allocations familiales à Bruxelles. Plusieurs députés ont considéré des pistes de diminution des allocations familiales. Pour la Ligue des familles, cette discussion constitue un immense signal d’alerte ! L’association appelle les partis bruxellois à s’engager fermement à préserver les allocations familiales. Certes, le coût des allocations familiales augmente, mais y affecter des moyens supplémentaires ou diminuer les revenus des ménages, c’est un choix politique. La Ligue des familles appelle les élus et élues à rassurer les familles bruxelloises et à préserver ces allocations indispensables pour elles.

En 2026, 144€ de moins pour chaque enfant né avant 2020 ?

Tania Dekens a présenté une prévision de hausse du budget des allocations familiales dans les années à venir et des pistes d’économies possibles, tout en précisant que les députés étaient évidemment libres d’en faire ce qu’ils voulaient. Parmi elles, le renoncement au supplément de 12€ par mois dont doivent bénéficier, à partir du 1er janvier 2026, toutes les familles pour chaque enfant né avant 2020.

Quand le gouvernement bruxellois a réformé le système des allocations familiales en 2020, il a prévu un montant de base plus élevé de 10€ pour les enfants qui naitraient à partir de cette date et indiqué que pour ceux nés avant 2020, le montant rattraperait celui des autres enfants en 2026. Pour la Ligue des familles, revenir sur cet engagement et supprimer ce supplément de 12€ par enfant chaque mois (les 10€ désormais indexés) consisterait une rupture du contrat de confiance avec les familles bruxelloises, à peine 5 ans après la réforme du système. Si cette mesure était adoptée, les familles de deux enfants subiraient une perte de 288€ par rapport à ce qui était prévu en 2026 ! C’est colossal.

Le catalogue des horreurs du député MR Sadik Köksal

Le député MR Sadik Köksal a indiqué que pour lui, « l’immobilisme serait la pire des options. La Région bruxelloise ne peut malheureusement continuer à financer un système, aussi généreux soit-il, qui n’est pas soutenable à long terme sans mettre en péril d’autres politiques essentielles ». Le parlementaire a ainsi interrogé Iriscare : « En cas de déficit structurel aggravé, quelles pistes de rationalisation préconiseriez-vous prioritairement : réduction des prestations de base, resserrement des critères d’accès aux suppléments sociaux, recentrage des moyens sur les familles les plus pauvres ou réforme du mode d’indexation ? ».

Pour la Ligue des familles, ces pistes sont clairement pires que l’immobilisme ! Les allocations familiales constituent un revenu indispensable pour les familles bruxelloises ; les députés ont le droit de soumettre des pistes d’économies à un organisme d’intérêt public mais in fine, il y a bien un choix politique à faire. Puisque le MR estime que l’immobilisme serait la pire des options, quelles économies sur les allocations familiales demande-t-il exactement ?

La N-VA, pour sa part, a interrogé Iriscare à propos d’un éventuel renoncement au système des droits acquis, qui garantit qu’aucune famille ne peut avoir moins d’allocations familiales dans le nouveau système que ce qu’elle avait dans l’ancien. Là aussi, ce serait enlever un revenu aux familles et revenir sur les garanties promises il y a à peine 5 ans !

Un choix politique à faire en faveur des familles bruxelloises

On connait la situation budgétaire de la Cocom ou de la Région. Mais la question essentielle et immédiate est : si le paiement des allocations familiales nécessite des moyens supplémentaires, le (futur) gouvernement va-t-il les prévoir (par exemple en transférant des moyens de la Région vers la Cocom) ou va-t-il diminuer les allocations familiales ? Il s’agit d’une question politique fondamentale à trancher. La Ligue des familles appelle, évidemment !, à préserver ce revenu essentiel pour toutes les familles.