Prise de position
A partir de ce 1er juin, la condition d’ancienneté requise pour pouvoir prendre un crédit-temps est durcie : elle passe de 2 ans à 3 ans chez le même employeur. Pour la Ligue des familles, il s’agit d’un recul considérable pour les parents.
Les parents sous contrat temporaire n’auront purement et simplement plus accès à ce congé familial. Or pas moins de 54,4% des travailleurs de moins de 25 ans sont dans ce cas (un cinquième des naissances ont lieu dans cette tranche d’âge), et 10% des travailleurs dans leur ensemble.
Cette mesure constitue aussi un frein à la mobilité professionnelle, puisque un parent qui change d’emploi perd son droit au crédit-temps pour 3 ans - une durée extrêmement longue à l’échelle de la vie d’un enfant, a fortiori alors que le crédit-temps au temps plein n’est plus accessible que jusqu’aux 5 ans de l’enfant.
La Ligue des familles se mobilise contre cette mesure et plaide au contraire pour supprimer la condition d’ancienneté applicable tant au crédit-temps qu’au congé parental, de manière à permettre à tous les parents de recourir à ces dispositifs essentiel pour combiner travail et vie de famille.