Allo Info Parents
La naissance d'un enfant, c'est un bouleversement merveilleux. Mais quand on est indépendant, une autre question arrive très vite : est-ce que je peux vraiment me permettre de m’arrêter ?
Clients à gérer, revenus qui dépendent directement de votre activité, organisation à revoir… Pour beaucoup de futurs pères, le congé de paternité semble compliqué, voire inaccessible.
Et pourtant, vous y avez droit.
Qui peut en bénéficier ?
Le congé de paternité est accessible aux pères et coparentes indépendants qui remplissent les conditions suivantes :
- Vous exercez une activité en tant qu'indépendant, aidant ou conjoint aidant.
- Vous cotisez à titre principal ou à titre complémentaire (avec des cotisations équivalentes à un indépendant principal).
- Vous êtes affilié durant les 2 trimestres précédant la naissance, le trimestre de la naissance, et pendant le congé.
- Vos cotisations sont payées (ou vous étiez salarié/fonctionnaire auparavant).
- Vous êtes le père légal ou le coparent reconnu.
- Vous n'exercez aucune activité professionnelle pendant le congé.
Bon à savoir : ce droit s'applique aux enfants nés à partir du 1er mai 2019.
Quelle est la durée du congé ?
Vous disposez de 20 jours (ou 40 demi-jours), à prendre dans les 4 mois suivant la naissance. Vous pouvez les étaler ou les regrouper selon vos besoins — mais attention, les règles de fractionnement méritent d'être vérifiées selon votre situation.
Quelle indemnisation pendant le congé ?
Pendant vos jours de congé, vous ne pouvez pas exercer d'activité professionnelle. En échange, vous recevez une indemnité journalière :
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105,60 € par jour complet
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52,80€ par demi-journée
Une aide supplémentaire de 135 € peut être accordée pour financer des titres-services après la naissance.
Comment introduire sa demande ?
La demande doit être introduite auprès de votre caisse d'assurances sociales, et ce avant la fin du trimestre qui suit la naissance.
Ne tardez pas : ce délai est souvent plus court qu'on ne le pense.
En pratique, ce n'est pas toujours si simple…
Même avec les règles en tête, des questions concrètes surgissent vite :
- Faut-il arrêter totalement son activité ?
- Peut-on fractionner librement ?
- Quelles cotisations sont nécessaires ?
- Que se passe-t-il en cas de statut mixte ?
Résultat : beaucoup de parents n’utilisent pas leur congé… ou pas pleinement.
Ces zones d'ombre font que beaucoup de parents n'utilisent pas leur congé — ou pas pleinement. C'est dommage, parce que ce temps avec votre enfant est précieux et que vous y avez droit.