Analyses et études

Exclusions du chômage : ces familles particulièrement fragilisées

Exclusions du chômage : ces familles particulièrement fragilisées

Résumé

Le gouvernement estime à au moins 114 000 le nombre de chercheurs d’emploi de longue durée qui seront exclus de leurs allocations de chômage lors des trois premières phases d’entrée en vigueur de la réforme limitant à maximum deux ans la durée des allocations de chômage, portée par le ministre de l’Emploi : David Clarinval (MR).

Dans cette étude, la Ligue des familles a souhaité se pencher sur les enjeux familiaux de cette réforme : ses impensés en matière de réalités familiales et son impact sur les familles concernées. Il s’agit non seulement de comprendre les reculs que la réforme projetée entraîne, notamment pour :

  • les parents d’enfants en situation de handicap ou d’enfants gravement malades,
  • les parents de jeunes enfants,
  • les aidants proches,
  • ou les parents (souvent des mères) ayant dû réduire leur temps de travail ;

mais aussi de mettre en lumière un impensé : l’exercice de la parentalité rend l’accès à de nombreuses offres d’emploi actuelles impossible, en particulier pour :

  • les parents dont le conjoint travaille à horaires atypiques,
  • ou les parents solos.

La pénurie galopante de places en crèche, les évolutions du marché du travail flexibilisant de plus en plus les horaires — alors que ceux des enfants ne le sont pas —, ainsi que les horaires de garderie scolaire ou de crèche compliquent la vie des parents. Ceux-ci cherchent parfois intensément du travail pour éviter de sombrer dans la pauvreté, mais peinent à en trouver.

Cette étude détaillera, dans un premier temps, les principales caractéristiques du système de chômage actuel ; dans un second temps, les grandes orientations de la réforme envisagée ; dans un troisième temps, les difficultés actuelles de retour à l’emploi pour les parents de jeunes enfants, en identifiant en particulier les impensés de « l’offre d’emploi finale » évoquée dans l’accord Arizona — mais disparue du projet de loi du ministre Clarinval ; puis, dans une quatrième partie, quelques profils types de familles qui seront particulièrement touchées par la réforme projetée. L’étude se conclura par les principales revendications de la Ligue des familles.