Communiqué de presse
D’après le journal L’Echo, le gouvernement fédéral envisage de ne pas assimiler les congés de maternité et de paternité à des périodes de travail pour le droit au chômage. Concrètement, les parents qui donnent naissance puis perdent leur travail perdraient leurs allocations de chômage après une période encore plus courte. La Ligue des familles appelle le gouvernement à assimiler ces congés de naissance à des périodes de travail : une naissance est un événement qui n’arrive que quelques fois dans une vie, les parents ont besoin d’un congé à ce moment et il serait inconcevable que cette brève interruption du travail ait un impact sur leurs revenus futurs.
La période d’arrêt du travail après la naissance d’un enfant est nécessaire pour les deux parents et même obligatoire pour la mère. Ne plus prendre en compte les congés de maternité et paternité dans le calcul de la durée de carrière ouvrant le droit au chômage serait un manque de considération total de la réalité des parents. « Que doivent faire les parents ? » demande Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles. « Ne plus s’arrêter à la naissance d’un enfant au cas où ils se feraient licencier plus tard, par peur de perdre leur droit au chômage ? Ou prend un congé de naissance au risque de perdre ensuite un revenu pour leur famille ? Cela n’a aucun sens. Et cela pénaliserait plus encore les femmes qui ont un congé de maternité plus long que le congé de paternité. »
Une naissance est un événement exceptionnel qui n’arrive que quelques fois dans une vie. Exclure les congés de naissance pour le droit au chômage ne générerait que les économies infimes pour la sécurité sociale mais aurait un impact majeur pour le budget des familles concernées. La Ligue des familles appelle le gouvernement à assimiler ces congés à des périodes de travail.