Prise de position

Déplacements scolaires des ados wallon·nes : les résultats de l’enquête

Choix de mode de transport, niveau de satisfaction, obstacles rencontrés, attrait pour la mobilité douce… La Ligue des familles a réalisé une grande enquête avec pour objectif de mieux connaître les habitudes de déplacements des ados pour se rendre à l’école et en revenir.   

Le principal moyen de transport : le bus

Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la voiture qui domine les déplacements scolaires. Les jeunes wallons sont 8 sur 10 à prendre les transports en commun au moins une fois par semaine pour se rendre à l’école. Parmi les adolescent·e·s utilisateurs et utilisatrices des transports en commun, près de la moitié vivent en zone rurale (48%) et un quart en zone urbaine (24%).

Les trois raisons principales pour lesquelles les transports en commun sont choisis : l’absence d’autre solution (54%), le développement de leur autonomie (40%) et la praticité de ce mode de déplacement (28%).

La voiture : toujours indispensable

Concernant les déplacements en voiture, moins de 1 adolescent·e sur 2 se rend en voiture à l’école au moins une fois par semaine. Ce sont les familles habitant en zone rurale qui sont les plus nombreuses à déclarer la prendre (53%) pour les trois raisons principales suivantes : la rapidité (40%), l’absence d’autre solution (35%) et la possibilité de combiner plusieurs déplacements (24%).

On retrouve ici une caractéristique des déplacements familiaux : les trajets en chaîne, c’est-à-dire la nécessité d’effectuer plusieurs trajets d’affilée pour différents motifs (crèche, école, travail, courses…).

Les piétons : surtout pour des trajets courts

Les adolescent·e·s sont 3 sur 10 à marcher au moins une fois par semaine pour se rendre à l’école ou en revenir. Principalement parce qu’ils ou elles habitent à proximité de leur école : 91% à moins de 1 km et 59% à moins de 5 km. À partir d’une distance de 5 km, les déplacements à pied deviennent minoritaires.

Parmi les raisons pour lesquelles les adolescent·e·s se déplacent à pied, on retrouve le développement de leur autonomie (26%), l’absence d’autre solution (23%) et la praticité (23%). Des raisons identiques à celles mentionnées par les utilisateurs et utilisatrices de transports en commun.

Les cyclistes : peu nombreux

Peu d’adolescent·e·s se rendent à l’école à vélo : à peine 1 sur 20. Mais parmi ceux et celles qui pédalent, ce choix est motivé par la rapidité des trajets (63%), l’autonomie (63%) et par la conviction écologique (47%).

Les cyclistes sont très satisfait·es de la rapidité de leur trajet (87%) mais, par contre, pas du tout de la sécurité des pistes cyclables (74%) et de leur nombre (69%).

Les aménagements aux abords des écoles

Les aménagements aux abords des écoles ne sont pas très satisfaisants. Si 72% des familles déclarent l’existence d’une zone 20 ou 30 et 65% la présence de panneaux annonçant l’école, moins de la moitié déclare que leur école dispose de parkings vélos (45%) et d’infrastructures sécurisantes (40%). Pire, seuls 17% mentionnent la présence de pistes cyclables.

Moins recourir à la voiture ? Oui, mais à condition de…

En termes de changement modal, 7 jeunes sur 10 sont prêts à davantage prendre les transports en commun, 2 sur 10 à rouler plus à vélo et 1 sur 10 à davantage marcher. Si les modes de transports doux semblent moins plébiscités, c’est surtout à cause de la distance domicile-école et de la durée du trajet. Les autres raisons sont le poids des affaires, un élément qui pourrait être solutionné politiquement.

Cependant, ces changements sont concomitants à des améliorations. Pour favoriser l’usage des transports en commun, il faut en augmenter la fréquence de passage (83%), les correspondances et le nombre de lignes (46%), ainsi que la ponctualité (33%).
Pour développer la pratique du vélo, les familles réclament surtout une amélioration de la sécurité, que ce soit via la création de pistes cyclables (88%), leur sécurisation (65%) et la création de parkings à vélos (42%).

Pour favoriser la marche, les familles demandent une amélioration de la sécurité aux passages pour piétons (61%), une amélioration de l’état des trottoirs (49%) et la création de trottoirs (38%).

Ces demandes des familles sont partagées par la Ligue des familles. Pour créer un report modal vers les transports en commun et les modes actifs, il faut améliorer et créer des infrastructures (les trottoirs, les pistes cyclables, des parkings vélos) et les sécuriser. Il faut aussi poursuivre le développement des transports en commun. Une dernière piste à ne pas négliger concerne le développement de déplacements collectifs à pied ou à vélo vers l’école.

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