Communiqué de presse

CP - L'allongement de l'allocation de transition est voté : une avancée majeure pour les parents qui perdent leur conjoint

L'allongement de l'allocation de transition pour les parents qui perdent leur conjoint a été voté ce mercredi 8 décembre en Commission des Affaires Sociales. Cette mesure, que la Ligue des familles portait ardemment depuis un an, constitue un soutien financier indispensable et très attendu pour les familles endeuillées.

Actuellement, le parent faisant face au décès de sa conjointe ou son conjoint bénéficie d’un soutien financier, l’allocation de transition, pendant 2 ans (1 an pour les conjoints survivants qui n’ont pas d’enfant à charge).

Actuellement, le soutien financier aux parents endeuillés ne leur permet pas de sortir la tête de l’eau

"Toutes les personnes endeuillées que nous avons rencontrées estimaient que cette allocation était indispensable. Mais cette durée de deux ans est beaucoup trop courte pour permettre aux familles concernées de sortir la tête de l'eau, lorsqu'on sait les nombreuses difficultés financières auxquelles les parents sont confrontés suite au décès de leur conjoint.e" explique Christophe Cocu, Directeur général de la Ligue des familles.

Avec cette réforme, l'allocation de transition va être allongée de 12 à 18 mois pour une personne sans enfant à charge, de 24 mois à 36 mois pour le parent avec un ou plusieurs enfants à charge de 13 ans ou plus et de 24 mois à 48 mois pour le parent avec un enfant à charge de moins de 13 ans ou en situation de handicap. Le montant minimum de l'allocation de transition sera de 1383€ (pour une carrière complète) à l'instar de la pension de survie applicable aux conjoints plus âgés.

Après l’allongement du congé de deuil, un nouveau pas important vers un meilleur soutien aux familles endeuillées

Après l’allongement du congé de deuil plus tôt cette année, il s'agit donc d'un pas très important vers un meilleur soutien aux familles endeuillées et d’une deuxième réponse positive aux demandes formulées par la Ligue des familles dans son étude sur la question en novembre 2020.

Les parents cohabitants légaux n’ont par contre toujours droit à rien !

Si la Ligue des familles se réjouit de cette avance importante, elle appelle toutefois à aller plus loin. D’abord en ouvrant cette allocation de transition aux cohabitants légaux, car aujourd’hui elle ne bénéficie qu’aux personnes mariées qui perdent leur conjoint.e. "Il s'agit de reconnaître la réalité des familles d'aujourd'hui", insiste Christophe Cocu. « Actuellement, si des parents sont cohabitants légaux et l’un d’eux décède, le parent survivant n’a droit à aucun soutien financier ! Nous appelons le gouvernement et les parlementaires à avancer au plus vite sur cette question également. »

La Ligue des familles appelle aussi à attribuer l’allocation de transition automatiquement lors du décès d’un conjoint afin d’éviter des démarches administratives à des personnes qui croulent déjà sous la paperasserie après un décès, et de garantir que chacun y ait bien droit. Enfin, cette allocation étant trop peu précomptée, ses bénéficiaires se retrouvent souvent à payer des suppléments d’impôts conséquents deux ans après. C’est donc au moment où ils n’ont plus droit à ce soutien financier que le couperet tombe et qu’ils doivent rembourser des sommes parfois déjà dépensées. La Ligue des familles appelle dès lors à ce que l’allocation de transition devienne exonérée d’impôts.

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