Actualités
Le Parlement a voté hier une mesure qui permettra à de nombreux aidants proches en cours d’exclusion du chômage de percevoir leurs allocations 12 mois de plus, s’ils font les démarches nécessaires avant le 31 mars. Chaque aidant proche pour qui une solution est trouvée, c’est un soulagement et il faut constater que sans la pression continue des associations, qui alertaient depuis avril passé !, rien n’aurait bougé. Mais la solution trouvée est bancale et complexe, alors qu’un maintien temporaire de tous les aidants proches dans leurs revenus précédents aurait été plus simple et clair pour tous.
De façon très précise : l’Arizona préserve temporairement, parmi les aidants proches qui sont au chômage (pas les jeunes aidants proches qui sont aux allocations d'insertion),
- ceux vivant en couple avec un conjoint qui a des revenus,
- qui n'ont pas, dans le passé, déjà pris une dispense plus de 24 mois,
- et qui auront le temps d'être informés et faire toutes les démarches en 4 semaines ;
sachant que pour les familles d’un enfant en handicap seul un des deux parents pourra obtenir la dispense.
Le problème est gelé pour 12 mois, c'est donc un sursis et report de problème, qui laisse ouverte la question d’un éventuel futur statut.
Malgré les demandes incessantes de la Ligue des familles, de nombreux aidants-proches devront tout de même se tourner vers le CPAS :
- Les familles monoparentales
- Les personnes vivant seules (au statut « isolé ») et aidant une personne ne vivant pas à leur domicile
- Les parents séparés qui ont leur enfant en situation de handicap ou gravement malade en garde alternée (un seul des deux pourra avoir la dispense)
- Les « cohabitants privilégiés » (deux aidants-proches vivant ensemble et dépendant tous les deux d’allocations de chômage)
- Les jeunes aidants proches ayant des allocations d’insertion
- Les aidants proches qui travaillaient moins d’un mi-temps par semaine en recevant une allocation de garantie de revenus pour le reste
- Les personnes qui ne sont pas aidantes sur une longue durée (moins de 6 mois)
- Les aidants proches ayant déjà bénéficié de la dispense plus de 24 mois dans le passé
Parmi ces personnes, celles qui pouvaient combiner leurs allocations de chômage avec du travail certains jours de la semaine seront désincitées à continuer à travailler plus d’un ou deux jours par mois, si elles vont au CPAS. Il est tout de même important que ces aidants-proches redirigés vers le CPAS demandent une dispense en parallèle, pour ne pas être sanctionnés plus tard dans leur droit à la pension.
L’urgence maintenant est que les aidants proches soient avertis au plus vite et de façon claire vu le délai très court pour faire les démarches. La Ligue des familles appelle le Ministre Clarinval à assurer que l’ONEm envoie au plus vite une lettre informant clairement les exclus du chômage des nouvelles conditions, procédures et délais.
La Ligue des familles restera mobilisée pour un vrai statut aidant-proche, accessible à tous les aidants proches, adapté à chaque situation, et qui garantisse une vie et des revenus dans la dignité humaine et protégeant chaque aidant-proche d’une vie dans la pauvreté.