Communiqué de presse
En août, les parents reçoivent une prime de rentrée. Un soutien pour payer les frais scolaires mais surtout les activités extrascolaires : c’est en réalité ce qui coûte le plus cher pour les familles à la rentrée, avec l’enseignement secondaire qualifiant. Selon le nombre d’enfants, les familles déboursent en moyenne de 767 à 1576€ pour les cotisations des activités sportives, artistiques, les mouvements de jeunesse, etc. de leurs enfants. Le plus souvent à payer d’un coup, à la rentrée ou un peu avant.
À l’heure où les allocations familiales sont dans le collimateur des gouvernements, la Ligue des familles appelle à les préserver sous toutes leurs formes, dont la prime de rentrée, bien nécessaire pour les familles à cette période où les frais s’accumulent.
La prime de rentrée, en réalité un « supplément d’âge annuel »
Les parents reçoivent début août une prime de rentrée avec leurs allocations familiales. Les montants sont similaires en Wallonie et à Bruxelles, il s’agit d’un versement unique dépendant de l’âge de l’enfant : 25€ pour un enfant jusqu'à 5 ans, 38€ jusqu'à 12 ans, 63€ jusqu'à 17 ans, 101€ en cas d'études supérieures.
En réalité, le nom officiel de ce dispositif est « supplément d’âge annuel ». Ce dispositif n’est en effet pas spécifiquement destiné au paiement des frais scolaires mais bien à tous les frais qui s’accumulent pour les parents à cette période de l’année : chaque enfant y a droit, même s’il n’est pas encore scolaré.
Principaux frais de rentrée : ceux du foot, de la danse, de la natation…
C’est que les frais qui pèsent sur les familles à la rentrée sont loin de se limiter aux coûts liés à l’école. Les frais les plus élevés pour les parents sont en réalité ceux des activités extrascolaires. Dans une étude menée en 2025 par la Ligue des familles, interrogeant les parents de plus de 1500 enfants, on constate qu’en moyenne, ce sont 1295€ qu’une famille doit débourser, le plus souvent d’un coup, à la rentrée ou avant la rentrée, pour les activités extrascolaires pour l’ensemble de la fratrie – hors tenues et chaussures adaptées, matériel sportif, instruments de musique, etc.
Le coût total des activités augmente forcément, si pas proportionnellement, de manière tout de même très nette avec le nombre d’enfants. Les familles qui ont un seul enfant déboursent en moyenne 767€ pour l’ensemble des activités extrascolaires annuelles ; celles qui ont deux enfants, 1176€ ; et les familles nombreuses de trois enfants ou plus, 1576€.
Ces chiffres 2025 sont très probablement déjà plus élevés à la rentrée actuelle pour les familles puisqu’il faut maintenant y ajouter le minerval de 95€ à payer pour l’académie de musique, pour chaque enfant.
Une prime de rentrée à préserver absolument
« En comparaison, la prime de rentrée de 38€ pour un enfant de primaire, ce n’est pas énorme, c’est le moins qu’on puisse dire », estime Madeleine Guyot, Directrice générale de la Ligue des familles. « A une période où les allocations familiales sous toutes leurs formes, dont la prime de rentrée, sont dans le collimateur des gouvernements, la Ligue des familles attire l’attention sur l’absolue nécessité de préserver ce soutien aux familles à cette période de l’année où les coûts s’accumulent. »
Rares sont en effet les ménages qui peuvent sortir 1300€ d’un coup, sans peine, en plus des autres frais de rentrée – d’autant que les familles doivent encore assumer d’autres frais élevés en août ou septembre.
Pour chacun des postes ci-dessous, le montant de la prime de rentrée est-il suffisant?
Abonnements de bus, tenues et chaussures de sport… les frais se multiplient à la rentrée
C’est qu’à ces cotisations pour les activités extrascolaires, il faut ajouter les frais purement scolaires (surtout en secondaire et surtout dans le qualifiant), les abonnements TEC pour les adolescents, les tenues et chaussures de sport, le minerval et les supports de cours dans l’enseignement supérieur, certaines années un cartable, voire un ordinateur en secondaire et dans le supérieur…
Réduire les frais scolaires et préserver les allocations familiales
Face à cette multitude de frais qui pèsent sur les familles à la rentrée, la Ligue des familles appelle avant tout nos gouvernements à :
- Poursuivre la marche vers la gratuité scolaire. « Elle n’est actuellement théoriquement d’application que pour les fournitures scolaires, et jusqu’en 5e primaire. On verra ce qu’il en est dans les faits à cette rentrée puisque le gouvernement a drastiquement diminué le budget des écoles en la matière. Mais de nombreux autres frais existent dans l’enseignement fondamental, et en secondaire, et surtout dans le qualifiant, les frais sont particulièrement élevés », indique Madeleine Guyot.
- Préserver absolument les allocations familiales dans toutes leurs composantes, y compris la prime de rentrée. En Wallonie comme à Bruxelles.