Campagne 2022

Le post-partum n'est pas tabou, parlez-en autour de vous !

Lochies, tranchées, dépression post-partum, culotte-filet... Tout un registre de mots dont on ne découvre l’existence qu’après avoir accouché. Parce qu’ « on ne nous avait pas dit… » comme le soulignent de nombreuses femmes dans leurs témoignages.

Ces femmes qui dénoncent ces non-dits en postant des photos d’elles, sans filtre, depuis la maternité et/ou leur domicile. C’est aussi l’enjeu majeur de la campagne de la Ligue des familles : « Fais passer le mot ! » pour libérer la parole autour du post-partum, pour briser le tabou sur cette période encore trop invisibilisée dans notre société et pour normaliser l’imperfection.

« C’est une déflagration, tout change, il faut se préparer et s’entourer mais ce n’est pas facile quand on n’est que deux. »
Sana

Maman d’une petite fille de 16 mois

C'est quoi le post-partum ?

Le post-partum correspond aux quelques mois qui suivent l’accouchement. Il s’agit d’une période transitoire marquée souvent par une grande fragilité physique, émotionnelle et psychique. D’une part, la mère est en convalescence : son corps, qui s’est modifié au fil de la grossesse, fait le chemin inverse et récupère ainsi après l’accouchement. D’autre part, les jeunes parents apprivoisent leur nouveau rôle : ils débutent en la matière et doivent trouver leurs repères petit à petit. Tout cela dans une période riche en émotions qui peut créer des tensions et demande des ajustements au sein du couple et de la famille.

Bien que le post-partum soit une période sensible, force est de constater que ces premiers pas dans l’aventure parentale sont peu visibilisés et encadrés alors que la collectivité devrait, au contraire, prendre des mesures pour mieux accompagner les parents dès la naissance de leur.s enfant.s.

C'est quoi le post-partum ?

Le post-partum : un impensé de la parentalité

La Ligue des familles constate que la majorité des femmes n’ont pas été préparées au post-partum et ignorent tant ce que s’apprête à vivre leur corps pour récupérer de la naissance que l’isolement auquel elles peuvent faire face à leur retour à la maison. Ce manque d’informations et de connaissances dessert les femmes qui traversent les difficultés du post-partum sans y avoir été préparées. Nombre d’entre elles ont le sentiment d’être lâchées dans la nature après l’accouchement sans réel soutien.

« Je m'étais retrouvée seule et je me suis dit : mince on ne m’avait pas prévenue ! »
Estelle

Enceinte de 5 mois et maman d’une petite fille de  3 ans

Les enjeux sont de taille

  • Un enjeu de santé publique : près de 20% des mères vivent une dépression post-partum, avec quelle prise en charge ?
  • Un enjeu de société : garder les réalités du post-partum taboues, c’est empêcher une prise de conscience générale et donc faire peser la responsabilité de cette période sur les seuls individus. Cela accroît l’isolement social de la mère tout en accentuant son état de fragilité physique et psychique.
  • Une nécessaire évolution des politiques familiales concernées : faute de quoi les inégalités homme-femme dans l’éducation et les soins aux enfants mais aussi sur le plan professionnel persisteront voire s’aggraveront.

Au cours des mois à venir, la Ligue des familles va donc lancer différentes actions pour faire bouger les choses : enquête, étude, revendications, animations et sensibilisations. Cette page sera donc actualisée régulièrement.

« Le problème est institutionnel et systémique. Il y a beaucoup de choses à faire. On nous demande de reprendre notre vie d’avant comme si on n’était pas devenue mère. »
Giovanna

Maman d’un petit garçon de 6 mois.

Passons à l'action

Nos revendications

  • Visibiliser le post-partum pour que la société comprenne la réalité de ce que vivent les mères après leur accouchement.
  • Mieux informer les femmes et leur partenaire via des cours de préparation à la naissance.
  • Développer un soutien de première ligne via une aide à domicile (aide pour le ménage, les courses, les repas, ...) formée au post-partum. 
  • Allonger le congé de paternité/coparentalité pour le rendre équivalent à celui de la mère.
  • Allonger le congé de maternité à 21 semaines, et permettre aux mères de reprendre progressivement le travail entre la 16e et la 21e semaine.
  • Mettre en réseau les parents en proposant à tous les futurs de rejoindre des groupes de parole/rencontres dans leur quartier.
  • Mettre en place des programmes de préventions qui permettent de dépister systématiquement la dépression.
  • Formaliser une prise en charge optimale et globale du postpartum pour que la mère soit soutenue en fonction de ses besoins. 
  • Permettre à toutes les femmes d’accéder à des soins de qualité quel que soit leur statut.
Nos revendications
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